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L’Abbé Julio, Une Vie Exceptionnelle

Abbé Julio - Ernest Houssay

L’Abbé qui osa défier l’église catholique !

L’Abbé Julio (1844 -1912), de son vrai nom Julien-Ernest Houssay, a été une des personnalités spirituelles les plus marquantes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et pourtant qui connaît encore son nom aujourd’hui !

Ironie du sort, cette méconnaissance est due en grande partie à l’Église Catholique romaine qui a tout fait à l’époque pour diffamer un ecclésiastique véritablement croyant ou pour récupérer le faiseur de miracles !

L’histoire merveilleuse de celui qui fut à la fois prêtre, guérisseur, exorciste, commence le 3 mars 1844, dans la charmante bourgade de Cossé-le-Vivien (Mayenne). Après une enfance tranquille dans une famille pieuse, il entra au séminaire poussé par une véritable vocation.

Il ne cherchait ni les honneurs ni les gratifications matérielles qu’on pouvait encore retirer de la voie sacerdotale en ce temps-là. Inspiré par une foi inébranlable, il embrassa la carrière religieuse contre l’avis de sa famille.

À la sortie du séminaire, il devint vicaire et aurait mené une vie religieuse certes exemplaire mais anonyme si le souffle de la guerre de 1870 contre la Prusse ne l’avait pas rattrapé dans sa calme et douce cure provinciale.

Mû par un sentiment patriotique que certains trouveraient ridicule aujourd’hui, il décida de quitter son tranquille ministère paroissial pour monter au front soutenir spirituellement ses frères humains combattants. Il s’engagea comme aumônier de l’Armée Française auprès du Général Cathelineau.

Il se signala non seulement par sa foi indestructible, mais aussi par son immense courage malgré la violence des combats et le spectacle horrible qu’il côtoyait quotidiennement. Il semble même qu’il se soit trempé comme le plus dur des aciers dans l’adversité et sous la mitraille, face à l’horreur à l’état pur, la détresse psychologique et la déchéance physique. Ainsi, il ne se contenta pas de dire la messe et de bénir les combattants, mais faillit même à de nombreuses reprises payer de sa vie son immense compassion pour le genre humain. Ses actions de bravoure ne se comptent plus. Il sauva de nombreux blessés promis à une mort longue, douloureuse et certaine en allant les chercher à de multiples reprises sur le champ de bataille à ses risques et périls.

Sans son sens de l’orientation, beaucoup de soldats à qui il servit de guide auraient même pu être faits prisonniers. Le valeureux abbé échappa de justesse au fléau de la Grande Faucheuse alors qu’il était tombé aux mains de l’ennemi lors d’une de ses missions salvatrices en territoire hostile. Pris pour un espion déguisé par les Prussiens, il fut battu et insulté et à deux doigts d’être fusillé. Cependant, ceux-ci, impressionnés par son courage et son calme, le libérèrent.

Il acquit une réputation de bravoure auprès des plus courageux combattants et sa croyance en Dieu fut sans doute pour beaucoup dans le renforcement des sentiments religieux de nombre d’entre eux. Il sortira très durement touché physiquement d’un des plus sanglants conflits de l’histoire humaine. Il dut être hospitalisé en 1875, mais sa robustesse naturelle et ses facultés de récupération lui permirent de reprendre rapidement ses fonctions ecclésiastiques.

Après un court séjour en Mayenne, il fut envoyé à Paris en 1878 comme vicaire de la paroisse Saint Joseph. Il fit, une fois de plus, l’unanimité par la sincérité de sa foi, son conseil avisé, sa rectitude d’esprit, son rayonnement spirituel, sa disponibilité et sa charité. Chacune de ses messes était suivie par des foules ferventes et passionnées.

Même sa hiérarchie le couvrait d’éloges et tous le promettaient à un avenir brillant au sein de l’Église… à condition qu’il accepte de fermer les yeux sur quelques petits « travers » très répandus parmi la gent religieuse et de faire quelques compromis.

Mais il appartenait à cette race d’individus indomptables, prêts à sacrifier même leur vie au service de leur honnêteté et de leurs croyances. Il n’était pas homme à se compromettre.

Contre sa hiérarchie, il choisit de dénoncer certains travers de l’Eglise.

L’Abbé Houssay devint alors officiellement l’Abbé Julio.

Il créa alors une revue, La Tribune du Clergé, qui devint le porte-parole des petits et des sans-voix de l’Église: les modestes curés et les vicaires qui constituent le vrai fer de lance de la chrétienté; ceux qui sont au contact des problèmes quotidiens de leurs ouailles et qui ne décident pas derrière leurs bureaux de « fonctionnaires » ecclésiastiques du fond d’archevêchés souvent déconnectés de la réalité du chrétien de base.

Pour le brave abbé, le seul christianisme vivant devait être vécu au quotidien, seule façon de garder leur dynamisme aux enseignements christiques. Il ne se contenta pas de diriger son journal mais aussi de publier un certain nombre d’ouvrages de référence dans le domaine de la spiritualité. Confronté à des problèmes financiers et à des querelles entre les membres de sa rédaction, il fut contraint de cesser la parution de La Tribune du Clergé. Il traversa alors une période de misère. Même les cours particuliers qu’il donnait ne lui permettaient pas de vivre décemment. D’autant plus que ses adversaires s’acharnaient en répandant d’ignominieuses diffamations sur son compte. Tant et si bien que ses élèves le quittèrent les uns après les autres.

Sa foi intangible en Dieu fut sa seule alliée dans l’adversité. Sa remarquable souplesse mentale et son ouverture d’esprit étaient telles qu’il accepta un emploi de comptable ! Il mena deux vies « parallèles » : dans la journée, à l’usine ; le soir, il redevenait un prêtre. Bien qu’il connût une existence simple et humble, son charisme naturel et sa sagesse avisée attirèrent dans sa modeste chambre à Belleville nombre de personnalités. Des maires, des députés, des sénateurs, des ministres, et même des ecclésiastiques réputés vinrent le consulter.
Sa rencontre avec le célèbre guérisseur Jean Sempé en 1888 allait se révéler un autre tournant de sa vie. Ce dernier lui transmit son don de guérisseur et éveilla ses facultés de magnétiseur. À partir de ce moment, l’Abbé Julio devint un thérapeute spirituel réputé qui attira à lui des milliers de malades de France et de l’Étranger.

Sa célébrité retint l’attention de la communauté scientifique qui constata l’existence de ces véritables « miracles » sans y trouver d’explication logique.

Même l’Église projeta de le réintégrer dans ses rangs, on pourrait même dire de le récupérer.

La réputation des prodiges accomplis par l’Abbé Julio commençait à faire de l’ombrage aux lieux traditionnels de pèlerinage catholique comme Lourdes. Les autorités religieuses frémissaient devant le manque à gagner que cela pouvait entraîner, et la désaffection qui pouvait s’ensuivre quant à la fréquentation des églises de rite romain dominant. Le brave abbé accepta sa réintégration dans sa famille d’origine à condition d’être muté dans une paroisse anonyme. Il fut ainsi envoyé en Touraine dans le petit village de Pont-de-Ruan. Il mit à profit cette tranquillité opportune pour approfondir la véritable signification secrète des sacrements de l’Église et d’anciens rituels catholiques tombés en désuétude.

Il prit aussi conscience de l’importance de transmettre aux laïcs des rituels puissants destinés à renforcer leur santé spirituelle et à se protéger efficacement des dangers visibles ou invisibles de la vie quotidienne.

Il élabora des formules, des prières et des talismans susceptibles de fournir à tous une armure spirituelle inaltérable.

Cette période de « retraite » spirituelle le renforça et il continua à accomplir de nombreuses guérisons grâce à sa foi puissante, la ferveur de ses prières, ses connaissances des pratiques religieuses oubliées et ses remarquables pouvoirs de magnétiseur.
Malgré tout, il se sentait mal à l’aise dans l’Église de Rome et rejoignit dans la région parisienne Mgr Vilatte, archevêque d’une Église parallèle mais autorisée. En effet, contrairement à ce que croient beaucoup, l’Église Catholique Romaine, la plus répandue dans nos contrées, n’est pas la seule église légale. Il en existe de nombreuses reconnues comme catholiques, même si elles ne dépendent pas de celle de Rome. Le critère principal, au grand regret d’ailleurs de l’Église dominante, étant une filiation spirituelle ininterrompue au Christ par l’intermédiaire d’un de ses apôtres. Ce qui était le cas de l’Église de Mgr Vilatte qui descendait sans interruption d’une longue lignée commencée par Évodius, consacré comme évêque d’Antioche par saint Pierre en l’an 40 de notre ère. Aussi, même à contrecœur, le Vatican fut bien obligé de reconnaître la validité de la consécration de Mgr Vilatte et celle de l’Abbé Julio ! Par le fait même lui échappa, en grande partie de sa faute à cause de son sectarisme, un des êtres spirituels qui auraient pu empêcher la décadence de l’Église romaine. Une fois intronisé au sein de sa nouvelle famille spirituelle, l’Église Catholique Libre, l’Abbé Julio s’installa à Paris où il exerça dès 1901, puis à Vincennes.

Ses qualités naturelles et son amour rayonnant du Christ et de ses frères humains attirèrent à nouveau les foules dans sa chapelle. Il fut nommé évêque de l’Église Catholique Libre de France dont il devint le responsable, au grand désappointement du Vatican.

L’Abbé Julio, devenu Monseigneur Houssay, continua à répandre le bien et à effectuer des guérisons jusqu’à sa mort en 1912.

Depuis sa mort, la ferveur qui l’entoure ne s’est pas éteinte. De petits groupes d’initiés continuent à se conformer à ses enseignements et à ses conseils dans le domaine de la santé spirituelle mais aussi physique et psychologique.

L’Abbé Julio a laissé un ensemble de conseils, de bénédictions, et de prières efficaces car pouvant contribuer à la guérison de la plupart des affections physiques et des problèmes psychologiques ainsi qu’à la résolution de la plupart de nos soucis.

Christine Labussière

Auteur Christine Labussière

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