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Jeûne et Longévité

Par 7 février 2018Santé

LA LEÇON DU BENGALI

J’ai cherché ma voie sur les animaux à courte existence, en essayant d’allonger du simple au double, la vie des oiseaux, petits mammifères, etc. Le bengali, gracieux petit oiseau de l’Indochine, vit ordinairement quatre années, cinq au plus ; j’ai privé de nourriture ce petit pensionnaire deux fois par semaine, pendant dix heures, ce qui est un maximum ; les petits oiseaux ne supportent pas de longs jeûnes, après 24 heures ils se mettent en boule et succombent rapidement.

Ses semblables qui vivaient en se gavant à leur aise dans la cage voisine, disparaissaient les uns après les autres. Il vécut de 1903 à 1911, en admettant qu’il avait déjà un an quand j’en fis l’acquisition, il aurait duré environ neuf années, la cage des oiseaux témoins avait été renouvelée deux fois pendant ce laps de temps.

Il avait donc doublé le cap de l’existence d’animaux de son espèce, ce qui donne à penser qu’un homme de 70 ans pourrait aller jusqu’à 140 ans. Je ne déjeune jamais le matin, pas même une goutte d’eau, cela fait donc cinq heures de repos total chaque jour, je ne compte pour l’année que 300 jours pour arrondir le chiffre ; 1.500 heures de jeûne par année : en vingt ans, de 50 à 70 ans, 30.000 heures

J’ai à mon actif, depuis l’âge de 50 ans, trente mille heures de jeûne, c’est-à-dire que, pendant trente mille heures, mon estomac et ses annexes, foie, pancréas, vésicule biliaire, reins, rate, intestins, se sont reposés, laissant au cœur qui commande tous ces organes, un repos également bien mérité.

Pendant ces 30.000 heures, vous avez forcé votre cœur à participer à un travail de digestion qui n’en finissait pas ; votre estomac, encore moitié plein (les rayons X me le prouvent tous les jours), fait tous ses efforts pour se débarrasser de cette pitance dont il n’a que faire. Ce n’est pas la faim qui domine le matin, c’est la gourmandise et un réflexe, l’habitude. Les premiers jours, pour calmer l’influence du péristaltisme de l’estomac, je buvais un demi-verre d’eau ; au bout de quinze jours, c’était fini. Je supprimais l’eau et je me mettais au travail. A ce jeu, on perd un kilo ou deux, puis on se stabilise. Et devant un public attentif, je passai en revue tout ce qui est écrit plus loin dans ce livre.

“SI TOUT LE MONDE VIVAIT JUSQU’A CENT ANS, LE POIDS DE CETTE FOULE DE VIEILLARDS SERAIT INTOLERABLE POUR LE RESTE DE LA POPULATION. AVANT DE RENDRE PLUS LONGUE LA VIE DES HOMMES, IL FAUT TROUVER LE MOYEN DE CONSERVER JUSQU’A LA FIN, LEURS ACTIVITES ORGANIQUES ET MENTALES.”

Il ne faut pas augmenter le nombre des centenaires, avant d’avoir découvert le moyen de prévenir la sénilité intellectuelle et morale, et les maladies prématurées de la vieillesse. Les lois physiologiques sont aussi inexorables que les lois du monde sidéral, il est impossible de leur substituer des lois humaines…

Quand J’étais Vieux

 

Christine Labussière

Auteur Christine Labussière

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