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Georgia Knap, Un Génie Oublié

Par 17 janvier 2018Auteurs, Santé
Georgia Knap

Le Destin Hors du Commun de Gëorgia Knap

L’HOMME au 80 METIERS

Une véritable valeur humaine, comme la nature en produit rarement.

Né en 1866 à Troyes, fils d’un boucher de cette ville, il fut orphelin de bonne heure et entra comme apprenti mécanicien aux Chemins de fer de l’Etat. Elève attentif, adroit, intelligent, c’est à cet apprentissage, au cours duquel il apprit la mécanique, qu’il dut plus tard de devenir à la fois le concepteur et le réalisateur de tant d’inventions, dont quelques-unes firent sa fortune –fortune qui se fit et se défit plusieurs fois.

“Au nom de la Science, qui est la recherche du VRAI, et au nom de la Morale qui est la recherche du BIEN,

tout homme dont l’esprit est assez vif et observateur,  animé du désir de recherche et de savoir, et qui peut, par ses dons naturels ou ses qualités acquises, apporter des méthodes nouvelles pour la protection de l’Etre humain ou sa guérison, doit le faire, en son âme et conscience dans l’intérêt de TOUS, car tous nous avons droit à mieux vivre, et dans l’intérêt de chacun, car chaque malade a droit à la guérison d’où qu’elle vienne. “

PLUSIEURS DRAMES L’AMENERENT A RECONSIDERER SA CONCEPTION DE LA MEDECINE.

Alors qu’il était encore jeune étudiant en philosophie. Il dut faire face au décès de son frère. Dès lors, il jura sur la tombe de son frère de lutter pour une médecine plus humaine (non nuisible) et pour une médecine naturelle (rééducatrice des fonctions vitales).

Il abandonna la philosophie et étudia pendant de longues années tous les auteurs anciens et modernes traitant de médecine naturelle.

Puis le Destin se chargea de le mettre une seconde fois à l’épreuve. Son fils unique fut atteint d’une maladie grave et condamné par les plus grands professeurs de l’époque à ne vivre que quelques mois. Il décida d’appliquer des méthodes naturelles et son fils fut guéri en moins d’un an.

LE DRAME DE SON AMOUR JUVENILE

C’est un événement sentimental survenu à l’aube de son adolescence qui décida de son extraordinaire destin, événement qui coûta la vie à la jeune fille qu’il aimait.

Un dimanche d’avril 1882, l’apprenti mécanicien avait secouru cette jeune fille au cours d’un accident : elle conduisait une voiture dont une roue se détacha, renversant l’attelage et précipitant la conductrice à terre ; il l’avait relevée et tirée d’embarras, replaçant la roue détachée et remettant la voiture en état de rentrer.

Il s’agissait de la fille d’un industriel de Troyes, veuf et fort soucieux de la réputation de son enfant.  Les deux jeunes gens se revirent, une idylle s’ébaucha qui devint vite passionnée et fut la cause du drame qui devait marquer : Gȅorgia Knap pour la vie.

Le père, en effet, mis au courant des amours de sa fille, avait guetté le jeune Roméo un soir qu’il escaladait le mur de sa Juliette et l’avait gratifié d’une charge de chevrotines qui, par bonheur, ne fit que le blesser. Mais la jeune fille était cardiaque – ou peut-être simplement émotive, sensible et vulnérable comme on l’est à 15 ans -. Croyant son amoureux tué, elle mourut d’émotion. Ce geste stupide fit ainsi une morte et deux malheureux : le père et notre ami.

Ayant appris cette mort, le jeune : Gȅorgia eut un tel désespoir qu’il tenta de se suicider. En pleine nuit, il avait déterré le cercueil et dévissé son couvercle avant de se décharger le pistolet dans la tête. Blessé, découvert, soigné, guéri mais désespéré, l’amoureux romantique se jura de réaliser tous les projets qu’il avait conçus pour faire à sa bien-aimée une vie plus belle et confortable. Ces projets, il les avait notés sur un petit carnet qu’il gardait toujours sur lui et qui allait le mener à la célébrité car, toute sa vie, ses efforts allaient sans relâche tendre à réaliser les projets du petit carnet.

UN INVENTEUR GENIAL, SES INVENTIONS

Il se proposa d’abord de construire un petit véhicule routier à vapeur, monté sur pneumatiques et comportant deux vitesses, l’une pour terrain plat, l’autre pour les côtes. Quatre ans plus tard, il en réalisait les plans mais, faute de capitaux, il vendit son invention à une firme belge, spécialisée dans la fabrication des armes, qui devait organiser de nombreuses courses avec les voitures dues au génie de Knap.

Sans aborder le détail de son odyssée dans le domaine de l’automobile, rappelons en passant que lorsque certains constructeurs, tel de Dion-Bouton, remplacèrent la chaudière à vapeur par le moteur à essence : Gȅorgia Knap  inventa la bougie électrique indispensable au moteur à explosion. Il avait, entre-temps, conçu un modèle de moto.

Son activité prodigieuse est désormais en marche ; grandes et petites inventions vont naître au gré de sa fantaisie créatrice. Knap est tout à tour écrivain, décorateur, chimiste, architecte, menuisier, électricien, maçon, musicien, dessinateur, peintre, floriculteur, voyageur, sportif, voire médecin sans diplôme car l’art de guérir n’a pour lui aucun secret ; il pratique même la chirurgie, aux côtés d’un praticien dans un hôpital de Belgique. La dissection lui était si familière qu’il s’en faisait un jeu. En un temps où les connaissances en chimie biologique étaient encore élémentaires, il était un chimiste, et un physiologiste de valeur. Déjà avant 1914, il avait fabriqué des appareils encore inconnus de nos chimistes actuels. En médecine, il inventa des appareils nouveaux et en construisit un qui permettait de faire battre le cœur hors de l’organisme.

Parmi les projets du fameux petit carnet, s’inscrivait la conservation des apanages de la jeunesse et la prolongation de la vie humaine.

Il y avait aussi le projet d’épargner à sa compagne la longueur et la fatigue des travaux du ménage ; véritable précurseur et créateur des Arts Ménagers, Gȅorgia Knap réalisa pièce à pièce, à Troyes, secrètement, tout un appareillage ; il le réunit dans une maison qui fut la première « Maison électrique » et dont on peut trouver la description dans la collection du Petit Troyen. Ce même établissement, transporté à Paris, boulevard des Italiens, attira les foules ; c’était, ne l’oublions pas, vers 1907-1908, le matériel électrique était rudimentaire ; tous les appareils pratiquement utilisables furent inventés par Knap dont la renommée franchit les frontières.

Un jour, un émissaire vint l’informer que le Tsar désirait le recevoir et qu’une visite à la Cour de Russie joindrait pour lui l’utile à l’agréable. Reçu par Nicolas II Knap fut logé au Palais Impérial et y installa en grand mystère divers appareils avertisseurs qui, quelque temps plus tard, permirent de déjouer un complot politique et d’arrêter les conjurés qui s’étaient introduits dans les appartements du souverain pour l’assassiner. Le Tsar, à qui notre ami avait ainsi sauvé la vie, lui en manifesta une reconnaissance tangible.

Il fut le précurseur de l’automobile, son livre « Les Secrets de fabrication des moteurs à essence » écrit en 1899, fit sensation.

« La VIE ne doit pas être UN SUICIDE LENT. »

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Christine Labussière

Auteur Christine Labussière

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