Le Rôle du facteur STRESS dans l’apparition des MALADIES

En général, on présente le stress comme une conséquence de la maladie, mais dans certains cas, ce sont les différentes formes de stress qui provoquent la maladie. Nous pouvons envisager les choses sous un angle inédit. Qu’en serait-il si les tensions physiques n’étaient pas la conséquence de la maladie, mais sa cause ?

Si c’était le cas, il suffirait de nous débarrasser de ces tensions physiques pour parvenir à la guérison. Cette théorie est la clé de voûte du livre Guérison Instantanée.

Cependant, avant de développer cette théorie du relâchement des tensions, je commencerai par examiner les différentes manières dont elles se créent ainsi que leur origine : le stress.

Ainsi, le stress est une « force ou une influence contraignante » qui se manifeste quand un « élément » presse, tire, pousse ou quand on tend à exercer une compression ou une torsion sur un autre « élément ». Le stress définit ainsi l’intensité de l’action et de la déformation exercées sur cet "élément" par une telle force. Une traduction plus simple serait de dire que le stress ne se caractérise pas uniquement par l’action de presser, de tirer, de pousser, de comprimer ou de tordre, mais c’est aussi une réaction à toutes ces actions. Il n’y a donc pas de stress sans résistance. Celle-ci engendre des tensions et déclenche des problèmes de santé. Notons également qu’une force ou une influence contraignante soutenue peut aussi provenir d’un manque comme une privation de nourriture, d’eau ou d’amour.

Le stress en soi, n’est ni bon ni mauvais. Il joue un rôle dans la formation des muscles, dans nos mouvements, dans la respiration, dans la motivation et possède de nombreuses autres fonctions essentielles.

Cependant, si vous essayez de porter une charge lourde pendant trop longtemps, les muscles s’épuisent au lieu de se construire.

Si vous absorbez trop de nourriture, aussi bonne pour la santé soit-elle, votre estomac sera prêt à exploser et vous vous ferez plus de mal que de bien.

Si vous avez l’ambition de changer le monde en imposant vos idées aux autres, vous atteindrez un tel niveau de stress que vous n’obtiendrez que de faibles résultats.

Examinez votre propre existence, vous constaterez que les causes des problèmes les plus sérieux ne sont pas uniquement le stress quotidien, mais un « excès de stress » qui se caractérise par une soudaine augmentation de ce stress (stress aigu) ou un stress durable (stress chronique). Un « excès de tensions » est ici le mot-clé. Ce terme est évidemment à relativiser en fonction des individus. A partir de maintenant, j’utiliserai le mot stress pour caractériser un surplus de stress.

Quels sont les différents types de stress susceptibles d’engendrer des tensions dans le corps ?

Le facteur du stress physique

Le stress physique est un phénomène relativement simple à décrire. Après s’être impliqué dans un effort physique pendant un certain temps, le corps commence à opposer une résistance croissante jusqu’à ce que l’épuisement ou un accident le contraigne à arrêter. Cependant, plus un effort vous semble agréable, plus vous pourrez le poursuivre, car la résistance n’est pas aussi intense. Moins de résistance signifie moins de tension et moins de tension conduit à moins de stress. Par exemple, si vous aimez jouer au volley-ball, vous pourrez jouer pendant des heures. Puis quand vous arrêterez, vous ressentirez une saine fatigue. Par contre, si vous détestez les tâches ménagères ou si vous n’avez pas envie de nettoyer le garage, vous ressentirez plus rapidement de la fatigue et des courbatures.

Le stress physique à l’origine de tensions apparaît par exemple quand on pointe dans votre direction des objets pointus, durs, excessivement froids ou chauds… Il est d’ailleurs étonnant de constater que, suite à ce genre d’atteinte à l’intégrité physique (coupures, brûlures, hématomes…), certaines personnes conservent des séquelles physiques longtemps tandis qu’elles disparaissent rapidement chez d’autres. Il en va de même pour d’autres phénomènes comme la marche sur le feu ou le piercing pour lesquels certains ne ressentent aucune douleur. J’ai moi-même marché sur des roches de lave brûlante, pieds nus, sans la moindre brûlure. J’ai guéri des os brisés, des brûlures et des blessures souvent en moins d’une heure, et je peux vous assurer qu’un relâchement rapide des tensions joue un rôle déterminant dans l’accélération du processus de guérison.

Le stress physique peut aussi être une réaction aux agressions extérieures. Les allergies sont un phénomène si répandu que beaucoup de personnes les considèrent comme normales. Ainsi, certaines personnes sont hypersensibles aux traces résiduelles de produits chimiques ou synthétiques, ou aux radiations électromagnétiques. Le corps essaye de se protéger de toutes ces agressions par des réponses chimiques internes, mais aussi par la mise en place d’une barrière de tension musculaire (nos organes internes et nos nerfs ne sont pas entourés de tissus musculaires par hasard). Ainsi, la faim, la soif et l’inactivité peuvent être des causes de stress. Il est donc logique que le stress physique déclenche des tensions.

Le facteur du stress émotionnel

On pense, en général, que le stress émotionnel est causé par un facteur extérieur, en réaction à une action d’une autre personne. Cette perception est si répandue que des plaignants reçoivent des dommages et intérêts pour le préjudice moral qu’ils auraient subi. Vous souffrez de stress émotionnel quand vous avez peur, quand vous êtes en colère ou excité, ce qui correspond à des réactions de votre part. Il est plus facile, et parfois financièrement profitable, de rendre les autres responsables de votre mal-être, mais en réalité, c’est vous qui en êtes responsable. Ainsi, une personne peut être déstabilisée par une situation alors qu’une autre personne parviendra à la gérer aisément. Votre attitude face aux actions d’autres personnes a plus d’effet sur vous que leur action elle-même.

Les émotions les plus susceptibles de provoquer un stress sont la peur, la colère et l’excitation. Bien sûr, toutes ces émotions n’ont pas toutes la même intensité ni le même effet sur vous.

Les émotions liées à la peur sont l’anxiété, la panique, la terreur et l’embarras.

Certaines émotions sont liées à la colère : la jalousie, l’envie, la tristesse, la dépression et la souffrance. L’excitation est liée à l’enthousiasme et à l’anticipation positive.

Quand vous avez peur, votre corps essaie d’échapper à la cause de sa frayeur. Il aimerait s’enfuir à toute vitesse s’il le pouvait. Si vous décidez de ne pas partir en courant, cette impulsion est toujours présente en vous, et le conflit entre le fait de vouloir s’enfuir et de ne pas le faire engendre une tension physique. En cas de peur extrême, la tension peut être si forte qu’elle peut mener à l’évanouissement ou à des dysfonctions des fonctions du corps.

Dans le cas de la colère, votre corps essaye d’extérioriser un problème, d’effectuer un changement par la force, de se faire du mal…

Toutes ces impulsions causent des tensions, en particulier quand elles sont réprimées. La peur et la colère servent à résister à des personnes ou à des situations. Elles se manifestent par des tensions dans le corps.

Une excitation trop soutenue peut provoquer des tensions créées par le corps qui cherche à retrouver son calme.

Des peurs, des colères ou des excitations extrêmes ou chroniques peuvent être très stressantes en termes de tensions physiques.

Évidemment, une tension musculaire directe n’est pas la seule réponse physique à un stress émotionnel.

Des modifications chimiques apparaissent et peuvent avoir des répercussions stressantes sur d’autres systèmes du corps qui engendrent indirectement une augmentation des tensions physiques.

En fait, les réactions physiques et émotionnelles sont tellement interdépendantes que des changements chimiques au niveau du corps, qu’ils soient naturels ou causés par la nourriture, les médicaments ou les plantes, peuvent induire un stress émotionnel et des tensions physiques.

Les systèmes que l’on connaît le mieux pour constater cet effet sont les endorphines, la caféine, l’alcool, l’héroïne, et la cocaïne. Rappelez-vous, cependant, qu’il existe de nombreuses méthodes pour guérir, même de la dépendance aux drogues.

Le facteur du stress mental

La moindre pensée qui peut traverser votre esprit est susceptible d’entraîner une légère réaction physique de même intensité.

Le souvenir, l’imagination, la planification, la spéculation, l’étonnement, la méditation et toute autre forme d’activité mentale entraînent des effets physiques proportionnels.

Cela signifie que votre corps essaye automatiquement de réaliser l’équivalent physique de vos pensées par l’activation de votre système nerveux ; il modifie votre schéma respiratoire, votre production hormonale et chimique, et il ajuste votre tension musculaire, entre autres choses.

Par exemple, si vous vous rappelez avoir fait du ski nautique, les muscles que vous avez utilisés quand vous avez réalisé cette activité tremblent à présent, en résonance avec l’acte mental du souvenir.

Plus votre pensée est abstraite -moins votre pensée est liée à un type d’action physique- plus la réponse physique sera faible dans votre corps. Cependant, une pensée abstraite soutenue accompagnée par une respiration superficielle et par une posture immobile peut entraîner des tensions physiques préjudiciables pour la santé.

La critique, la négation, le doute, les croyances et les motivations conflictuelles engendrent un stress mental susceptible d’entraîner des tensions physiques. La critique en soi est semblable à la colère mais sans la profondeur des émotions.

Quand vous critiquez, vous ressentez le besoin de pousser, de changer, de blesser et quand le corps essaye de répondre à ce besoin, l’effort produit des tensions physiques.

La négation est une version mentale de la peur, avec la même sensation de devoir s’éloigner de quelque chose et les mêmes tensions qui en résultent.

Le doute surgit en présence d’idées conflictuelles, et la confusion naît quand on est face à des choix contradictoires.

Quand vos pensées stressantes engendrent également des émotions stressantes, les effets du stress émotionnel viennent s’ajouter aux effets du stress mental et les tensions physiques sont d’autant plus importantes.

Le Facteur du Stress spirituel

Les principaux symptômes de ce que j’appelle le stress spirituel sont l’apathie et une forme sévère d’ennui.

Cependant, il existe d’autres symptômes typiques du stress spirituel comme les maux de tête, diverses manifestations physiques et troubles du comportement.

L’apathie provient d’une habitude de distanciation croissante par rapport aux valeurs qui nous entourent, aux émotions et aux diverses activités au point qu’une personne finit par perdre toute motivation envers les choses qui affectent et intéressent d’autres personnes.

On pourrait qualifier l’apathie de version spirituelle de la colère, parce qu’elle semble être une réaction similaire à une impression d’inutilité ou de frustration. 

Au lieu de se mettre en colère ou de tomber dans la dépression face à ce sentiment d’inutilité ou de frustration, certaines personnes suppriment simplement les sentiments.

Malheureusement, le seul moyen d’y parvenir est de garder les muscles dans un état de tension afin de ne pas ressentir les sentiments.

Et pire encore, si un stress supplémentaire vient s’ajouter à tout cela, les efforts pour réprimer les sentiments peuvent être anéantis et laisser place à un accès de violence.

C’est une chose assez courante pour ces personnes qui peuvent soudain littéralement « exploser » de colère ou connaître des accès de violence, alors qu’on les qualifiait plutôt de « tranquilles et discrètes ». 

L’ennui est la contrepartie spirituelle du déni. Cependant, l’ennui est caractérisé par une prédominance du sentiment de désintérêt pour l’existence.

Cette réaction est liée à l’impression de ne pas être désiré ou aimé. En réagissant ainsi, la personne veut donner l’impression qu’elle est indifférente à ce désintérêt des autres.

Par cette voie détournée, une personne essaye de prétendre que cela n’a pas d’importance. C’est une variation de la fuite et une forme de peur. Cette façon de s’éloigner des autres et de se retirer du monde est également une source de tension physique.

Un excès de méditation ou d’imagination peut aussi entraîner une forme étonnante de stress spirituel.

Le résultat ressemble à ce qui arrive en cas de gourmandise excessive. On peut qualifier ces activités « d’excessives » quand elles provoquent des tensions physiques.

Bien que les effets varient d’un individu à l’autre, le processus est identique. Quand la conscience se « déconnecte » trop longtemps du corps physique, cela entraîne des tensions physiques susceptibles de se manifester par des maux de tête, de l’anxiété voire des réactions psychiques plus graves.

Les conséquences sont aggravées quand l’imagination ou la méditation sont des refuges pour fuir la réalité ordinaire.

Cependant, même les personnes « saines » qui pratiquent la méditation ou qui ont une imagination débordante peuvent ressentir un sentiment de soulagement ou de décontraction plus ou moins subtil quand elles reprennent conscience de leur corps.

Pour certains, la réaction physique, après avoir repris conscience de leur corps, est si forte qu’ils ont l’impression que leur esprit se précipite brutalement dans leur corps, et ils peuvent être pris de tremblements ou de contractions musculaires.

Tension holistique

La plupart des méthodes de guérison actuelle sont inefficaces, car elles sont trop exclusives. En d’autres termes, elles ont tendance à traiter la maladie comme étant le résultat d’un seul dysfonctionnement (physique, émotionnel, mental ou spirituel) à l’exception de tous les autres.

En fait, les tensions peuvent avoir pour origine l’un ou l’autre de ces facteurs, et un symptôme particulier peut être le résultat d’un ou de plusieurs de ces facteurs.

Même le simple fait de se coincer un doigt peut être lié à un sentiment de culpabilité, une certaine confusion quant à une orientation future dans la vie ou à une aliénation spirituelle, ou même à une accumulation de ces trois causes.

Si l’on ne traite le doigt coincé qu’au niveau physique, la guérison sera ralentie par le maintien de la tension occasionnée par les autres facteurs. Souvent les guérisseurs négligent l’un ou l’autre de ces aspects au détriment de la santé du patient. Ainsi, on observe souvent une amélioration spectaculaire de la santé mentale d’un patient après un changement d’alimentation. On élimine des tumeurs sous hypnose, et un relâchement émotionnel peut guérir une apathie spirituelle.

D’après mon point de vue concernant la guérison, un stress physique, émotionnel, mental ou spirituel ou une combinaison de plusieurs de ces facteurs crée une tension excessive qui conduit au déséquilibre ou à la maladie. Par conséquent, si vous réduisez ou si vous vous débarrassez de ce stress, (que ce soit la maladie extérieure ou la résistance intérieure), il en résulte un relâchement des tensions qui donne lieu soit à une guérison, soit y contribue grandement.

Extrait du livre : Guérison Instantanée, Serge Kahili King

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